Vers 9 heures, mardi 12 octobre, la gare routière de Houilles – Carrières-sur-Seine (Yvelines) était noire de monde. Les travailleurs, silencieux, allaient vers les quais de la ligne A du RER. Le son des trains berçait la place André Malraux. Le soleil brillait.
Sur le côté, un midibus de la ligne K du réseau Bus en Seine était garé. Christophe*, son conducteur, fumait une cigarette en attendant le feu vert. À l’intérieur, les places étaient vides. « Il est surtout emprunté entre 6h30 et 7h30, puis entre 17h et 18h par les ouvriers de la zone industrielle des Amandiers », a-t-il avoué.
À 8h57, le bus circulaire quittait la gare routière pour débuter son tour de la commune de Carrières-sur-Seine.
« La ligne facile »
Dans la route de Bezons, les champs agricoles étaient nombreux. Les trottoirs, les passants et autres voitures demeuraient rares. « C’est la ligne facile. », selon Christophe*. « On va toujours tout droit, c’est rapide et simple. », a-t-il confié. Les abribus s’enchainaient, personne n’y attendait, nous y passions sans nous arrêter.
« Un joli panorama »
La vue sur les viaducs et le quartier d’affaires de la Défense occupait nos regards. « Il y a un joli panorama. », a confirmé le chauffeur émerveillé. « La ligne B que je conduis parfois et qui passe par la borde de Montesson (Yvelines) nous offre aussi un beau lot de paysages. ».
À la station Salle des fêtes, quelques personnes, munies de leur sac de travail, montaient dans le bus. Nous nous dirigions de nouveau vers la gare. Le climat restait froid, chacun était muré dans le silence. Au terminus, chacun s’éparpillait, laissant le bus de nouveau vide.
*Le prénom a été modifié à la demande de l’interlocuteur.

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