L’exposition Cinémode, à la cinémathèque française, prend fin ce dimanche 16 janvier 2022. L’occasion de revenir sur l’extravagance des modèles fabriqués par Jean-Paul Gaultier…
Nous sommes le 16 janvier 2022, et c’est aujourd’hui que l’exposition Cinémode prend fin. L’enjeu ? Mettre en lumière les créations de Jean-Paul Gaultier pour des monuments du cinéma. Les affiches de film ponctuent les allées d’une salle sombre, presque étouffante. Le Couturier de ces Dames, Prêt-à-porter, Absolument fabuleux et bon nombre d’autres œuvres du grand écran se conjuguent à la vue de tous. Les vêtements, de styles parfaitement opposés, sont en nombre. Les costumes côtoient les robes. La soie cohabite avec le métal. Les ensembles masculins voisinent avec les combinaisons féminines. L’ambiance est digne d’un défilé de mode.
L’extravagance par l’élégance
De collections différentes, les costumes et habillages ont un point commun : leur extravagance. Dans la collection 50 ans de mode, l’ensemble inspiré du film Orange mécanique, réalisé par Stanley Kubrick et sorti en 1970, tient un mélange équilibré de noir et de blanc. Même si l’œuvre est en couleur, il aurait été parfaitement adaptable à des images argentiques. Le poids du cuir se superpose parfaitement à la légèreté du coton, ce qui donne à cette tenue binaire sa sobriété. Chapeau-melon, parapluie et bottes, tels sont les accessoires essentiels à l’élégance.
L’extravagance par le burlesque
Dans l’œuvre Au plus près du paradis, réalisée par Tonie Marshall et parue en 2002, Catherine Deneuve a porté une robe fourreau de la collection Paris et ses égéries. La comédienne, à qui l’exposition est dédiée, était vêtue de satin bordé de paillettes transparentes, avec plusieurs nuances de vert et une touche de blanc. Cette robe, qui se porte très près du corps, se veut plus sexy et plus burlesque que la combinaison apparue dans le film de Stanley Kubrick. C’est une autre forme d’extravagance.
L’extravagance par le volume
Dans Les rois de la couture, sorti en 1951 et réalisé par Mervyn LeRoy et Vincente Minnelli, Kathryn Grayson était vêtue d’une robe de toile et de soie beige, ainsi que d’un boléro doré. Son volume la rend très voyante. La traîne inspirée du style New Look de Christian Dior lui permet de garder sa trace, de marquer son empreinte. Si vous vous voulez des sensations, cette pièce vous en apportera.
L’extravagance par la longueur
La création la plus extravagante du créateur de mode est sans doute sa robe de mariée de la collection Le couple Adam et Ève. Avec une traîne façon « rideau vénitien » de 25 mètres de long, cette tenue extravagante garde une part de tradition, du fait de la thématique qu’elle aborde. Portée dans Absolument fabuleux, film sorti en 2001 et réalisé par Gabriel Aghion, la robe ne se caractérise pas que par un long tissu tenu par une barre blanche située au plafond, mais aussi par une ouverture permettant de découvrir la jambe. De quoi vous donner des idées, si vous souhaitez vous marier…
Nous ne quittons pas l’exposition par un simple couloir sans âme, mais par des éléments qui ne sont pas sans nous rappeler les liens entre Jean-Paul Gaultier et le cinéma. Évoquons notamment l’affiche de la 65e édition du festival de Cannes (qui a eu lieu en 2012). Marylin Monroe centre une image gribouillée avec des feutres dorés et argentés par les membres du jury, pour le créateur de mode. Ce cadeau extravagant est à l’image de ce qu’il a apporté au septième art…

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