Selon la FNTR (Fédération Nationale des Transports Routiers), il manque entre 40 000 et 50 000 chauffeurs routiers en France. Cette pénurie est causée par des problèmes tels que la réputation du métier, les coûts de formation et plus récemment la pandémie de covid-19. Mais elle peut causer d’autres dommages. Quels sont-ils ? En quoi peuvent-ils handicaper les entreprises et leur économie ?
Pour les sociétés de logistique, le manque de salariés (qui s’accroît d’années en années avec les départs à la retraite, notamment) crée d’importantes difficultés financières. Cela peut aller jusqu’à la liquidation judiciaire et de ce fait, des pertes d’emploi. D’après l’INSEE, en France, le transport routier de marchandises était composé de 31 800 entreprises en 2017. C’est un monde concurrentiel où il peut être compliqué pour des sociétés nouvelles de se faire une place.
Si ce phénomène est handicapant pour les entreprises de transport, il l’est tout autant pour les sociétés réceptrices. Le manque de capacités logistiques entraîne une réduction des productions. S’il y a moins d’offres pour la même quantité de demandes, il devient nécessaire d’augmenter la valeur marchande des produits proposés. La rareté des marchandises est à l’origine de l’augmentation de leurs coûts et cela se répercute sur le service clients. Les consommateurs seront mécontents à la fois de la hausse des prix et de la baisse de la quantité d’offres. À terme, la pénurie de chauffeurs peut donc être mauvaise pour la réputation de l’entreprise.
Ce problème ne touche pas que la France. Le Royaume-Uni souffre d’une pénurie d’environ 100 000 chauffeurs. La limitation du périmètre des échanges peut être une conséquence de ce phénomène. Avec une main d’œuvre moindre, les entreprises de transports sont contraintes de proposer des trajets moins longs afin d’assurer la fiabilité des équipes. Qui dit « aller-retour plus rapide » dit également « plus d’échanges possibles ».
Quelles sont les solutions à adopter face à ces problèmes ? Comment limiter durablement ces impacts ? Nous vous proposons quelques pistes…
✅ Valoriser le métier auprès de futurs talents (en faisant, par exemple, des interventions dans les collèges ou en participant à des forums)
✅ Mettre en valeur les formations poids-lourds
✅ Proposer des aides pour les formations (par exemple, vous pouvez attribuer des fonds à l’OCPA afin que de potentiels candidats puissent en bénéficier)
✅ Optimiser les conditions de travail (permettre d’avoir des jours de repos, assurer un bon matériel à vos équipes, etc…)
✅ Revaloriser les salaires
✅ Assurer le financement des dépenses supplémentaires (essence, repas…)
✅ Encourager la mixité (promouvoir une vision plus féminine du métier, embaucher plus de femmes…)

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